Toi qui as appris à te cacher,
A ne surtout pas te faire remarquer.
Toi qui t’es lentement construit
Dans les coups et les cris.
Toi qui as eu une enfance saccagée
Par ceux qui devaient te protéger.

Ils étaient durs ces gestes
Qu’ils étaient toujours prestes
A te donner
Quand ils étaient contrariés.
Ils étaient durs les coups,
Et ils t’ont mis.e à genoux.
C’était de la violence,
Et de la malveillance.

Ils étaient durs leurs mots…
Mais ces jugements étaient faux.
Tu dois les déconstruire,
Pour ne plus souffrir.
Elles étaient dures ces insultes
Et dans ta tête elles provoquaient un tel tumulte…
C’était leur colère.
Elle était la mère, il était ton père.
Toi, tu n’étais que l’enfant.
Ce n’est pas de ta faute s’ils étaient violents.

Il était dur leur rejet
De ce que tu étais.
Mais tu n’es en rien coupable
Dans cette injustice intolérable.
Elle était dure cette culpabilité
Qu’ils te faisaient porter.
Mais non, tu ne pouvais pas les arrêter.
Ce n’était pas de ta responsabilité.

Elle était dure ta peur
À supporter dans ton petit coeur
Mais tu n’y es pour rien
Dans ce sombre destin.
Elle était si dure ta souffrance
De toute cette violence.
Tu avais tellement peur…
D’ailleurs, tu la portes encore la douleur.

Je le sais tout ça.
Et que ce n’est pas de ta faute à toi.
Tu aurais voulu une vraie enfance
Pleine d’amour et de bienveillance.
Mais tu as dû grandir
Avec l’idée que tu faisais souffrir.
En pensant qu’être aimé.e devait se mériter
Et que tu devais encore y travailler.

Nettoie-toi de ces mots et de leur violence,
De ta peur et de toute cette souffrance.
Ils ne n’appartiennent pas.
Je te le promets, crois-moi.
Ne laisse pas leur colère
Faire de ta vie un enfer.
Sublime cette abominable folie
Pour en faire de l’énergie.

Tu as toute ta place ici,
Tu as le droit d’être en vie.
Tu as le droit d’être aimé.e
Sans avoir à te faire pardonner.

AdeLune

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