J’ai levé mon verre
Au plus joyeux des confinements
Et au bien être des soignants
Pourtant je ressentais mourant
Le temps et l’instant
Des innocents présents

J’ai levé mon vers
Aux oiseaux des Beaux de l’air
Qui sifflaient ces maux
Et aux mots de Rimbaud
Qui soufflaient du plus beau

J’ai levé mon vers
A la fin du binaire
Et aux renouveaux
Des rythmiques du son
D’une humanité en quatre temps

J’ai levé mon verre
Aux galères prospères
Des confinements d’un temps
Et au retour simple de l’instant
Et puis à l’urgence des complexes
Des combats de ces textes

J’ai levé mes vers
Comme rempart à cette terre usée
Par des humains désabusés
Et j’ai pleuré leur enfer monétaire
Pour en faire une guerre

Je lèverai mon vin
Pour trouver avec soin
Le meilleur
Des systèmes où se crée
L’harmonie des hume-uns

Je renverserai mes perles de rage
Devant les humains désaccordés
De tout vouloir
Tout accepter
En oubliant d’oser
De se laisser manipuler et de suffoquer
Pour reconnaître le plus sain
Des besoins de nos chemins

J’irai remplir mon verre
Quand soûlée de leurs paradoxes
L’humanité grandira en chacun
Et sonnera la puissance de nos sens
Et je combattrai souriante et soûle
Ces pensées auto-censurées
De l’argent asservissant
Des fictions individuelles étouffantes
Des fictions collectives dominantes

Je combattrai, je me battrai
Pour honorer mon âme sauvage
Je rirai, et j’oserai
Pour continuer d’honorer la vie
Et affranchie
Je soulignerai les envies
Du destin qui nous sourit

Hannah, collectif les Folles Alliées

Illustration : qimono from Pixabay