C’est une tristesse sans nom
Qui hante ma vie avec passion.
J’ai cette souffrance immense,
Cette insolente violence.

J’ai cette douleur à l’intérieur
Celle qui glace profondément le cœur,
Qui le brise comme un miroir
En mille éclats, quand je suis seule le soir.

J’ai tout cela en moi
Qui pèse à chacun de mes pas.
Je voudrais poser ces pierres
Sur mon chemin de terre,

Continuer à avancer libérée
De ces douleurs insensées.
Mais elles sont lovées en moi,
Ces souffrances-là ne s’en vont pas.

Je veux te chanter
Je veux te danser
Gaïa, je veux t’Aimer

Je ressens ta douleur, ô ma Mère,
Elle me retourne les viscères.
Mes actions sont gouttes d’eau
Et ton chagrin colle à ma peau.

Je vis ta lente agonie,
Je vois la fin de la Vie
Et je me meurs, avec toi,
Un peu plus à chaque pas.

Ô Gaïa, comment te guérir ?
Je ne veux plus te laisser mourir
Je ne peux plus supporter un jour encore
D’être actrice de ta mort.

Je veux changer de vie
Et mettre toute mon énergie
A te chérir, à t’aimer, à te clamer,
A chaque instant à m’émerveiller.

Je veux te chanter
Je veux te danser
Gaïa, je veux t’Aimer

Il ne sera plus un jour
Sans que je crie ton Amour.
Il ne se passera plus une nuit
Sans que je défende la Vie.

J’ai besoin de toi Gaïa,
De vivre en accord avec toi,
D’être en harmonie,
De ressentir ton énergie.

J’ai besoin de toi, de ton Amour,
D’être auprès de toi, chaque jour,
De me ressourcer de tes forêts,
De tes rivières, de tes marais.

J’ai besoin de toi, ma Terre,
De sentir ton éternel éphémère,
De vibrer de ton souffle vivant
Et de t’aimer passionnément.

Je vais te chanter
Je vais te danser
Gaïa, je vais t’Aimer

Je suis fille de la Terre,
Je ne suis ni rêve, ni chimère.
Je suis fille de Gaïa
Et je l’Aimerai à chacun de mes pas.

Gaïa, ô mon Amour, ô ma tendre, ô ma belle.
Pour toi, je me lève et me rebelle.
Tu es la raison de nos plus beaux combats.
Tu seras le guide de chacun de mes pas.

Tu es tout à la fois source de vie et raison d’être
Tu es celle que nous ne pouvons soumettre.
Tu es force, tu es espoir, tu es grandeur.
Tes racines prennent vie dans mon cœur.

Gaïa, pour ne plus avoir peur
De te voir sombrer dans l’horreur,
Chaque jour je vais te louer,
Chaque jour sera consacré à t’Aimer.

Je vais te chanter
Je vais te danser
Gaïa, je vais t’Aimer

AdeLune, collectif les Folles Alliées