Je me sentais si bien près de toi
Couchée à tes pieds, rêveuse,
Ou enlacée dans tes bras.
J’étais tout simplement heureuse.
J’en ai passé des heures
Dans nos silences bavards,
A écouter ton cœur
Et poser mon regard.
Nos longs échanges muets
Ma peau contre la tienne,
Tout en moi se calmait,
Enracinée et sereine.
Que j’ai souri dans tes branches !
Et pleuré aussi.
Sentir ces fleurs de miel, capiteuses et blanches,
Ce profond parfum de vie…
Ma main, mon front, ma joue, mon cœur
Posés contre ton bois
Et je m’apaisais en douceur,
A chaque fois.
Je te racontais mon monde
Celui des humains
Et cette envie profonde
De faire partie des tiens.
Je grimpais contre toi
Pour me rasséréner.
Tu m’acceptais dans tes bras
Avec simplicité.
Alors je me lovais, là,
Comme une enfant blottie,
A ma place, enfin moi,
Arbre et en vie.

AdeLune